ma carrière

Mes études

 

 Un expert automobile se cache en ce chanteur. «Je suis allé en Europe à la demande de mon père pour poursuivre mes études supérieures dans les années 70-80. Il voulait que je sois un maniaque de l’auto. Ainsi après les études secondaires passées au Cameroun sanctionnées notamment d’un CAP. Je suis allé en France et là-bas je partageais mon temps entre mon premier amour et mes études. Et en qualité de stagiaire expert automobile, je trouvais toujours un moment pour la chanson, au point où j’ai raté mon diplôme la première année. Finalement l’année d’après j’ai obtenu mon diplôme d’expert automobile. J’ai été membre de la chambre syndicale des experts automobiles à Paris en France où j’ai travaillé au cabinet. A mon retour au Cameroun quelques temps après mon diplôme, je suis embauché au cabinet Djelé où j’ai travaillé pendant un petit bout de temps. Mais je n’aime pas parler de moi car je suis derrière mes yeux donc c’est aux autres de le faire ».

 

Moi, ma carrière ?

 

 Le recordman des albums réalisés au Cameroun a débuté sa carrière musicale dans les années 80 « Grâce à JOE MBOULE, mon cousin qui m’a communiqué le b-a ba de la musique, j’avais longtemps admiré les aînés de loin en attente de cette chance qui m’a été offerte en 1981 à la sortie de mon tout premier opus MWA MULEMA. JOE m’a mis le pied à l’étrier mais j’ai surtout appris à chanter en fredonnant les chansons des messieurs comme EBOA LOTIN, MISSE NGOH François, EKAMBI Brillant, etc, qui sont toujours restés comme des exemples à suivre pour moi. Leur manière de composer, de chanter, leur charme m’ont inspiré et m’ont forgé.

 

Ben Decca

La femme et moi… formons Un !

 

" Toute ma carrière je le reconnais, je le dois à la femme. Elle est ma meilleure amie. Je la conseille, je la défends, je l’aime et je la critique aussi pour la parfaire. Comme pour débarrasser une rose de ses mauvaises épines.

 La femme a beaucoup inspiré mes chansons et je pense même que je compose mieux lorsqu’il s’agit d’elle. C’est un être raffiné et sensible : la plus belle créature de Dieu, une lumière qui représente à merveille la perfection. Je suis amoureux de toutes les femmes. Je pense dans aucun de mes albums je n’ai manqué de composer au moins une chanson pour cette rose, ce parfum aux senteurs divines ".

 

Le Makossa et moi…

 

" Il y’a plusieurs années de cela, le MAKOSSA était chanté en tout lieu et faisait la fierté de l’Afrique. Je suis content d’avoir connu cette époque, cette épopée. Il n’en reste que des souvenirs hélas. Nous avons assisté impuissants à son déclin du fait de la piraterie, de la rareté des producteurs : le Makossa a connu tous les maux de la terre. Mais son charme est « immortel » sa beauté incontestable. Ecouter un bon Makossa c’est comme manger un bon plat de ndolè : ça procure toujours un plaisir démesuré. Je le dis toujours avec du sourire aux lèvres [le Makossa est immortel]. J’ai bien observé le patrimoine musical mondial ces dernières années. MANU DIBANGO a bien été plagié par Michael Jackson ! Et aujourd’hui c’est le Nigéria, la Côte d’Ivoire, la RD. Congo qui plagient le Makossa. Convenons ensemble : le Makossa est un phœnix tel que je l’ai dit dans une de mes chansons (MAKOSSA PHOENIX), Il faut juste penser autrement. La piraterie a des bases solides mais n’est pas invincible. Il faut, je pense, communiquer autrement parce qu’aujourd’hui le monde est devenu un village.

 

 Il y a une autre façon de communiquer via internet et les réseaux sociaux. Nous n’avons pas pris au sérieux cet atout que nous avons continué à travailler comme par le passé avec des réseaux limités. Après la sortie de mon 24e album, je suis invité à la Suelaba FM 105 à Douala  par un animateur très talentueux Ambroise Da Sylviera qui me démontre que le Makossa peut encore peser de son poids sur la scène internationale, c’est juste un problème de stratégie. Nous avons repris contact plus tard, aujourd’hui ensemble on essaye d’établir des bases qui  vont ma foi porter les fruits. Lorsqu’on écoute les musiques qui marchent en ce moment, on se rend bien compte que toutes puisent leur essence du Makossa. On ne peut donc par dire que le « MAKOSSA est mort » car il est présent et a inspiré plusieurs de nos jeunes qui usent d’un tact pour le mélanger à d’autres rythmes. Ce qui m’a poussé à faire « MAKOSSA PHOENIX » où j’appelle les légendes telles EBOA LOTIN et Kotto Bass au secours du MAKOSSA, le vrai, l’éternel ".

 

Fête de la Musique

 

" Le 21 juin est la fête de la musique, j’aurais préféré qu’on célèbre le 20 juin, la mort de la musique. Parce que quand on dit fête de la musique, il faut penser les maux qui minent la musique, la piraterie

est toujours présente, les artistes meurent, incapables de s’acheter une quinine, de s’offrir une assurance maladie. Comment célébrer la musique sans célébrer ceux qui font cette musique. Par contre, si la veille du 21 juin, l’on décide dans les radios, les télévisions et autres médias de ne diffuser aucune chanson pendant 24h afin que le public comprenne que chaque CD piraté acheté, est une carrière, une industrie détruite. Là, on célébrera vraiment la musique ”.

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  • Prix de la Meilleure Voix camerounaise décerné par la diaspora camerounaise aux USA
  • Prix du meilleur artiste décerné aux USA
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  • Prix du Meilleur artiste en Allemagne
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